L'Enclos de l'Abbadie

Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 14:36




L'Enclos de l'Abbadie, vue extérieure




La petite grange, devenue l'atelier communal



La grande grange, devenue un Mur à gauche


Vue sur l'ensemble de l'ouvrage

Par Mairie de Saint-Abit - Publié dans : L'Enclos de l'Abbadie
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 13:11

 

 

 

DEPENSES

SUBVENTIONS

Atelier

 communal

58 212,26 €

DGE : 16 829.45 €

Cseil gal : 12 176.00 € 

Mur à gauche

155 131,20 €

Sénat : 12 195.00 €

DGE : 24 826.71 €

Cseil gal : 9 480.00

Aménagements extérieurs

9 480.51 €

Cseil gal : 3 838.49

TOTAL

222 823.97 €

79 345.65

 

 

 

 

 

 

 

 









Taux de subventionnement de l’ensemble de l’opération : 35.61 %

 

 

     Ces dépenses ont été couvertes par :

 

     - Subventions :                  79 345.65 €

 

     - Emprunt :                        68 340.00 €

 

     - Fonds libres :                  75 138.32 € 

 

 

Le montant de la TVA aura été réglé sans recours à l’emprunt.

 

La vente de l’ancienne école (devenu un cabinet médical et une maison) aura permis d’assumer les frais de cette opération sans déséquilibrer le budget communal ni poser de problèmes majeurs d’endettement.

Par Mairie de Saint-Abit - Publié dans : L'Enclos de l'Abbadie
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 13:06

Distinction de 3 tranches de travaux :

1.                  Transformation de la petite grange en atelier communal ;

2.                  Construction d’un mur à gauche (environ 350 m² au sol) ;

3.                  Aménagements extérieurs :

-                     création d’une voie d’accès au cimetière ;

-                     espaces verts et plantations ;

-                     mobilier urbain et fontaine ;

-                     éclairage public.

 

 Transformation de la petite grange

Les travaux de transformation de la petite grange de l’Enclos de l’Abbadie ont débuté le 1er Octobre 2002, pour s’achever le 26 Avril 2004.

 

Les difficultés rencontrées lors de cette première tranche de travaux sont essentiellement dues à la masse de travail que supportaient les entrepreneurs impliqués dans le projet. Le maçon, notamment, a débuté le gros œuvre avec retard; de ce fait, les autres intervenants, qui ne pouvaient débuter leur tâche que lorsque la maçonnerie serait effectuée, ont également été retardés. A cela s’ajoute la mésentente disons "générationnelle" entre un maçon à quelques mois de la retraite (qui plus est étant un entrepreneur local) et un coordonnateur tenant absolument, et à juste titre, à faire appliquer les normes sécuritaires sur un chantier de ce type. Les réunions de chantier, menées par un architecte également à forte personnalité, étaient épiques, et souvent bruyantes !

 

Mais la difficulté première a sans nul doute été le financement de cette transformation. SAINT ABIT étant une petite commune, avec de petits moyens, il a fallu plusieurs fois revoir le devis estimatif proposé par Mr Rodes, architecte ; les premiers projets de ce dernier étaient très intéressants, mais trop onéreux. Les différentes coupes budgétaires n’ont cependant pas eu de lourdes conséquences. En effet, les résultats des travaux sont tout à fait remarquables, et la municipalité se félicite d’avoir eu la possibilité de travailler avec des personnes compétentes qui, au final, ont su s’accorder pour faire de la petite grange de l’Enclos de l’Abbadie un atelier communal s’intégrant parfaitement dans le paysage.

 

Travaux réalisés :

-  reprise de charpente ;

-  dallage en béton fibré

-  ceinture en béton armé côtés Nord, Est et Sud + tirants : 2 côté Sud, 1 côté Nord en haut et ½ repris dans la ceinture en béton armé côté Nord

-  dégagement du mur le long de la rue de l’Eglise

-  arc extérieur en pierres de la porte principale restauré et replaqué contre la maçonnerie intérieure

-   réfection du mur le long de la rue de l’église

-   toit en ardoises refait à neuf

 

 Création du mur à gauche

 La démolition partielle de la grande grange a débuté le 08 décembre 2004 et marque le commencement de la création du mur à gauche. Les travaux se sont achevés le 30 juin 2005.

 

La transformation de la « grande grange » en Mur à gauche a été beaucoup plus difficile que celle de la « petite grange » en atelier communal. Ces difficultés ont été non seulement dues à l’importance des travaux à réaliser, mais aussi à toutes les modalités administratives relatives au montant des travaux.

 

La première difficulté a été, lors de l’avis d’appel à la concurrence, le manque de réponses des entreprises. Le secteur du bâtiment étant alors saturé, il a fallu relancer plusieurs entrepreneurs pour obtenir des propositions de prix. La Commission d’ouverture des plis a également eu une désagréable surprise puisque les prix proposés étaient nettement au-dessus du devis estimatif de Mr l’architecte. Flambée des prix du bâtiment ou méconnaissance des tarifs réels appliqués, quelle qu’en soit la cause, il est certain que cet épisode a retardé les travaux, mais n’a aucunement entamé la motivation de la municipalité ; il a donc fallu revoir l’ensemble du dossier, et accepter la tarification appliquée.

La démolition partielle de la grange a tout de même pu débuter fin 2004, et les travaux de transformation ont suivi à la mi-janvier 2005, avec l’intervention de l’entreprise Casadebaig pour le gros œuvre, tâche principale et la plus lourde pour cette tranche de travaux. La pratique révélant toujours plus de surprises que la théorie, différents points ont du être revus et ont nécessité un avenant.

 

Travaux de gros œuvre :

-  reconstitution de la limite du mur à l’angle Sud existant avec about en pierres ;

- coulage de la dalle ;

- maçonnerie en élévation jusqu’au niveau du redens ;

- transfert des chaînes d’angles en pierre ;

-  rejointement et garnissage des côtés extérieurs ;

-  pose de couronnements en béton armé avec légère pente vers l’extérieur et goutte d’eau + joints ;

-  enduits des côtés extérieurs à galet et pierres, compris niches des anciennes ouvertures enduites avec légère pente en glacis vers l’extérieur.

 
Travaux de serrurerie (Entreprise Cancé Métallerie) :

-  pose d’un grillage au-dessus du fronton, en épousant les courbes du fronton et en y adjoignant un retour vertical de 1.50 m de large à l’extrémité libre Nord-Est du mur de frappe.

 

Travaux de peinture (Entreprise De Laborie) :

-  peinture du mur à gauche, faite selon les prescriptions de Mr Dufoug, Président de la Fédération Française de Pelote Basque. Teintes de KEIM pour les murs ; pour le mur à gauche : sable clair dito enduit de la petite grange (9115 clair) ; pour le mur de frappe : 9112, un peu plus foncé.

-  Traitement anti-graffiti de l’ensemble des murs.

 

 Aménagements extérieurs

 Les aménagements extérieurs de l’Enclos de l’Abbadie ont été effectués tout au long des travaux et ont donc commencé lors de la transformation de la petite grange en atelier communal fin 2002, pour se terminer peu de temps après la fin de la construction du Mur à Gauche (début 2ème semestre 2005).

 

Le projet initial de Mr l’architecte concernant les aménagements extérieurs était très intéressant, mais beaucoup trop onéreux. Les dépassements de crédits lors de la construction du Mur à Gauche ont, entre autres, décidé le Conseil Municipal à revoir entièrement cette perspective d’aménagements. Habituée à faire beaucoup avec peu de moyens, la municipalité a donc préféré s’occuper de ces travaux extérieurs. La commune de SAINT ABIT a bénéficié des compétences multiples de l’employé communal. Celles-ci ont été largement exploitées lors des différentes plantations et aménagements des espaces verts, de la mise en place du mobilier urbain et d’une fontaine à côté de l’atelier communal, et même pour la construction du muret clôturant le site (avec également l’aide de quelques conseillers municipaux… !). L’entreprise NHEP a effectué les travaux de terrassement, avec notamment la création d’une voie d’accès au cimetière. Enfin, les travaux de mise en place de l’éclairage public (extension et enfouissement) ont été ordonnés et financés sur emprunt par le Syndicat Départemental d’Electrification des Pyrénées Atlantiques et la Commune.

Par Mairie de Saint-Abit - Publié dans : L'Enclos de l'Abbadie
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 13:01

Contexte

 L
a Commune de SAINT ABIT a fait l’acquisition des parcelles 498 et 501 situées entre les rues du Luz et de l’Eglise. Ce foncier présente un intérêt car il est contigu à plusieurs terrains communaux :

 

-   la parcelle 59 : berges du Luz aménagées en espaces de loisirs et de détente et agrémentées du Lavoir rénové ;

 -   la parcelle 39 : placette rénovée récemment en tête des deux rues ; 

-  la parcelle 45 : cimetière qui entoure l’Eglise, composé du petit cimetière protestant et de celui de confession catholique.

 

Ce foncier s’inscrivait dans le périmètre d’une zone d’aménagement différée (ZAD). Il est connu localement sous l’appellation « l’Enclos de l’Abbadie ».

 

Cette dénomination est issue du binôme bien connu en Béarn de l’abbaye laïque et de l’Eglise. Ces deux bâtiments s’affirment dans le paysage villageois. L’Eglise a connu des travaux de rénovation : réfection des enduits et remise à jour de la calade de galets du parvis.

 

Une autre demeure bourgeoise dite « le château » (propriété de Mr Antoine Berchon) vient compléter le tableau.

Les ruelles conservent un charme désuet avec leur mur de clôture, leur étroitesse, leur irrégularité, les plantations qui les bordent. Cet ensemble témoigne de l’histoire du village. Il en constitue aujourd’hui son identité.

 

Le bâti

 Deux bâtiments étaient implantés sur la parcelle 498. Ce furent les communs de la demeure noble. Leur architecture était banale bien que s’inscrivant dans la tradition des constructions béarnaises. Il semblerait que le petit bâtiment ait été édifié selon deux campagnes de travaux.

 

Une maçonnerie en galets ordonnés et des chaînages d’angle en pierre de taille matérialisaient la première campagne alors que la seconde se traduisait par un aspect davantage hétéroclite : maçonnerie traditionnelle en rez-de-chaussée, bardage d’ardoises en partie haute, mur pignons repris avec des blocs creux bruts.

 

La charpente du corps principal était en excellent état de conservation et reposait sur les murs par une série de potelets.

 

La dégradation avancée des couvertures avait contraint la municipalité à prendre un arrêté de péril. L’intérêt de ces constructions se situait plus dans leur implantation et leur participation à la structure du village que dans leur valeur architecturale intrinsèque. Une démolition impliquait de maîtriser l’impact du second plan. La demeure noble ne présentait pas alors un aspect satisfaisant et la clôture était anachronique.

 
Les besoins

 Trois usages étaient avancés :

 

Le premier s’inscrivait dans la logique des espaces de loisirs et de détente situés à proximité. Il s’agit de les prolonger. Un mur à gauche en constitue l’équipement structurant. 

Un atelier communal matérialisait le second usage. Il était nécessaire pour abriter le matériel d’entretien à proximité des espaces verts. 

Enfin, l’aménagement d’un accès piétonnier permet de mieux desservir l’Eglise et le cimetière. Un sanitaire public à proximité de l’atelier complète l’équipement.

  

Orientations

 

 Les constructions

 Les contraintes réglementaires (établissement recevant du public, règles parasismiques notamment), l’impact paysager déjà évoqué, les implications financières qui se devaient de rester à l’échelle de la commune étaient autant de repères qui ont étayé le choix du Conseil Municipal.

 

Une proposition fut alors avancée :

 Le Mur à gauche se logerait dans le creux des murs Nord et Ouest du grand bâtiment. Ce parti d’aménagement permettait de préserver l’image bâtie vue depuis le chemin de l’Eglise et de garder la mémoire des communs tout en proposant un nouvel espace de loisirs. L’atelier rénové garderait sa volumétrie. Ces choix s’inscrivaient bien dans la logique évoquée en préalable.

 
Les abords

 Les principaux enjeux furent :

 -  de préserver le caractère rural des lieux : nous sommes dans un cadre champêtre. Il convenait de s’inscrire dans cette ambiance (se préserver des solutions routières ou urbaines).  

-  de créer un lien entre les sous-espaces.  

-  de renforcer l’identité du village : les composantes du paysage villageois devaient être identifiées afin de servir de repère (type de murs de clôture…).  

-  de ménager des ouvertures sur l’avenir : même si la question n’est pas d’actualité pour l’heure, on ne peut pas ne pas se questionner sur le devenir de la maison noble et du foncier attenant.

Ce projet de réhabilitation de l’Enclos de l’Abbadie, outre l’intérêt qu’il représentait pour l’animation de la vie locale, permettait aussi d’assurer la réhabilitation d’un ensemble de qualité.

Par Mairie de Saint-Abit - Publié dans : L'Enclos de l'Abbadie
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